Quel avenir pour STEVA 87 ?

ELAN : UNE SÉANCE POUR TENTER DE SAUVER STEVA 87 ?

Jeudi 16 mai à Bessines-sur-Gartempe, la gravité est de rigueur pour cette séance du conseil communautaire quasi exclusivement consacrée à Steva. Andrea BROUILLE, maire de  Bessines, accueille les élu(e)s dans sa très belle salle des congrès et immédiatement les discussions commencent.

 

Après un rappel des enjeux à savoir que le prix du loyer imposé par l’actuel propriétaire des lieux est un frein rédhibitoire à la reprise industrielle, la ComCom se propose de se porter acquéreur des locaux puis de les mettre à disposition du repreneur sous une forme qu’il conviendra de finaliser. Cet achat est soutenu par le Conseil Régional dont le fort engagement financier est confirmé par Andrea BROUILLE en sa qualité de 1ère Vice-présidente. Si l'unanimité des élu(e)s pour, à la fois, conserver l’activité et sauver les emplois ne fait aucun doute, de nombreuses interrogations demeurent.

Une heure de débats de haute tenue, sereins, francs où tous les problèmes sont évoqués, de l’aspect comptable à l‘aspect légal, de la pertinence à engager de l’argent public pour des entrepreneurs qui ne se sont pas toujours montrés trop scrupuleux - euphémisme au vu des termes employés - du chantage à l’emploi régulièrement fait aux élu(e)s, du bien-fondé du questionnement sur le précédent ainsi crée qui pourrait ne pas pouvoir se renouveler le cas échéant et même le témoignage émouvant d’un élu, ancien salarié d’Altia qui n’a toujours pas récupéré son dû. Tous les problèmes ont été évoqués et personne autour de la table n’a fait preuve d’angélisme.

Il était alors temps de procéder au vote.

Et si Bernard DUPIN, Président de la  ComCom, peut légitimement regretter qu’il n’y ait pas eu unanimité des votes sur un sujet aussi grave même après réécriture de la délibération mettant en place de nombreuses garanties, c’est une très large majorité qui s’est prononcée pour l’acquisition des locaux.

Les élu(e)s ont pris leurs responsabilités dans le cadre légal de la compétence « immobilier d’entreprise ». Le destin de STEVA est maintenant entre les mains du tribunal de Commerce de Lyon et des industriels, à eux de ne pas trahir leur confiance !